Trucs et astuces à la prise de vue |
| Voici quelques trucs et astuces à la prise de vue acquis au cours du temps. À vous de juger, d'essayer et de prendre ce qui vous intéresse ! Mais, les règles sont faites pour être transgressées, et certaines photos hors normes sont aussi très belles... | |
Règle des tiers | |
| Il vaut en général mieux éviter de centrer (le sujet, l'horizon), sauf pour mettre en valeur une symétrie (un reflet par exemple). On recommande souvent de se caler approximativement sur les lignes des tiers et leurs intersections.
Passez la souris sur l'image pour voir apparaître ces lignes. |
Guider le regard | |
| Pour améliorer la lisibilité de la photo, des lignes (droites ou courbes) sont bienvenues pour amener le regard vers le sujet principal.
Passez la souris sur l'image pour voir apparaître de telles lignes. |
Ne pas distraire le regard | |
| Il est souhaitable de laisser de l'espace autour des éléments qui peuvent guider le regard à l'extérieur de la photo. Un regard dirigé vers le bord ou un objet incongru (hors sujet) coupé peuvent tout gâcher.
Passez la souris sur l'image pour supprimer la grange coupée. |
Suggérer le mouvement | |
| Le mouvement peut être suggéré par une petite pose, voici quelques ordres de grandeur à ajuster en fonction du sujet :
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Ajustement d'exposition | |
| En numérique, il est facile d'ajuster l'exposition et de reprendre la photo après analyse de l'histogramme. Mais, ne perdons pas la main, voici quelques ordres de grandeurs qui vous permettrons de décaler l'exposition au préalable en fonction d'une zone bien identifiée de votre composition et de la surface couverte par la mesure (évaluative sur un collimateur, sélective ou ponctuelle) :
C'est très pratique en mesure évaluative sur un collimateur, car la mesure est mémorisée en même temps que la mise au point lorsque le déclencheur est enfoncé à mi-course. Ce n'est pas le cas en mesure sélective ou ponctuelle et il faut passer par la touche * pour mémoriser l'exposition avant de recadrer et déclencher. Pour la photo ci-contre on peut viser le feuillage et exposer à -2/3 IL (relativement sombre) ou viser la neige et exposer à un peu plus de +1 IL (assez lumineux) ou encore le ciel à +2/3 d'IL car il est un peu voilé (un ciel bleu pur est à 0 IL). |
RAW vs JPEG | |
| J'utilise le mode RAW pour toute photo où la qualité de l'exposition ou de la balance des blancs est primordiale et bénéficiera d'être retravaillée sous Photoshop Camera RAW : paysages, architecture, macro-photographie, lumière artificielle...
J'utilise le mode JPEG (en qualité maximale) pour toute photo où l'instant est plus important que la qualité intrinsèque de l'image : sport, personnes et animaux en mouvement... En effet, ce mode permet le stockage de plus longues rafales. En passant la souris sur l'image ci-contre, vous verrez la meilleure d'une série de 270 en 20 minutes. |
Soleil au zénith | |
| C'est bien connu, les plus belles lumières sont pour ceux qui se lèvent tôt. Néanmoins, lorsque le soleil est au plus haut et les ombres trop marquées, il est quand même possible de faire quelques bonnes photos :
L'image ci-contre est prise à midi avec un éclairage relativement homogène. Passez la souris sur l'image pour voir une version à la luminosité légèrement atténuée sous Photoshop Camera RAW. |
Couchers de soleil | |
| Pour les couchers de soleil, la balance des blancs automatique affaiblit les couleurs. Il faut la régler sur "lumière naturelle" pour retrouver les couleurs du moment. Pour l'exposition, prenez une mesure sélective sur le ciel juste à côté du soleil (à 0 IL).
L'image ci-contre est en balance des blancs automatique ; si vous passez la souris sur celle-ci, vous verrez l'image en "lumière naturelle". |
Mise au point puis recomposition | |
| Comme les collimateurs de l'EOS 5D Mark II sont très centrés, j'utilise fréquemment l'efficace collimateur central pour faire la mise au point en déclenchant à mi-course, puis je recompose ensuite la photo avant de déclencher complètement. L'écart de la mesure de distance reste négligeable la plupart du temps. Mais, il devient réellement sensible pour un sujet au tiers du cadre sur un capteur 24x36 à moins de 2 m à f/2 (ou moins de 1 m à f/4). Dans ce cas, et pour éviter tout écart géométrique sur la mesure, j'utilise un collimateur latéral en recomposant uniquement en rotation autour de l'axe du collimateur central.
En passant votre souris sur la photo ci-contre, vous pourrez voir comment l'appareil était orienté lors de la mise au point. Par faible lumière l'assistance autofocus du flash non déclenché peut vraiment aider à la précision de la mise au point. |
Stabilisateur statistique | |
| Pour profiter pleinement des 21 MPixels de l'EOS 5D Mark II, il faut doubler voire tripler la règle "argentique" de 1/focale pour la durée d'exposition. Avec un sujet fixe par faible vitesse, une rafale permet de réduire nettement le flou de bougé en choisissant le meilleur cliché (la première image est toujours bougée à cause du mouvement de l'index). J'observe un gain de 2 à 3 IL avec des rafales de 5 à 9 images. Cette possibilité me permet de me passer de stabilisateur (IS) plus sereinement sur mes focales fixes, bien que l'IS reste irremplaçable pour stabiliser la visée ou augmenter la profondeur de champ sans trépied.
Ci-contre, à 100%, la première image d'une rafale de 9 à 50 mm et 1/10s. Passez la souris pour voir la stabilisation statistique. |
Profondeur de champ | |
| Après 4 ans en APS-C, je retrouve enfin avec l'EOS 5D Mark II et son format 24x36 le contrôle de la profondeur de champ, notamment avec les focales fixes légères à grande ouverture comme le 50 mm f/1,4.
Un cadrage embrouillé avec un sujet peu contrasté peut devenir intéressant par la sensation tridimensionnelle provoquée par une faible profondeur de champ (étagement des plans par le flou). Ci-contre une image au 50 mm à f/10, en passant votre souris nous passons à f/1,4. |
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